Les succès de Demain Verdun, quinze mois plus tard

Les succès de Demain Verdun, quinze mois plus tard

En avril 2018, il n’y avait pas un grand mouvement de transition écologique à Verdun et la transition écologique n’était pas systématiquement portée à l’attention de nos concitoyens et des élus municipaux. Quinze (15) mois plus tard, ça l’est.

Ce premier succès fut le fruit d’un processus déclenché par une poignée de citoyens spécialement sensibles à la question écologique et avec une grande capacité de leadership. Le fait que ces ressources dormantes dans la communauté se manifestent subitement avec autant de force, et bien, c’est un autre succès. Une forme de citoyenneté s’est manifestée avec joie, et elle peut être maintenue dans le temps pour le bénéfice de la communauté.

En avril 2018, on se connaissait entre Verdunois, mais moins. En quinze (15) mois, des voisins de l’est, de l’ouest et du centre de Verdun ont commencé à se rassembler avec des buts et projets communs. Ce n’était plus la ville qui nous convoquait pour une activité culturelle ou communautaire. Les activités venaient du même groupe et elle se multipliaient par l’effet de l’interaction sociale. Synergie!

De hier à aujourd’hui, Demain Verdun est devenu l’un des groupes de transition écologique les mieux organisés avec un nombre de leaders et porteurs de projets important. Le défi est dans la durée, et la durée dépend fortement de la motivation et du pouvoir d’attirer de nouveaux membres pour compenser les départs. Le bal de ruelle fût probablement l’une des meilleures portes d’entrée qu’on pouvait concevoir pour ces nouveaux membres. Succès d’imagination, certes.

Demain Verdun s’est constitué aussi en interlocuteur sérieux auprès d’autres instances plus «institutionnelles». La Ville de Verdun se doit d’écouter ces opinions, car le groupe exprime les points de vue d’un nombre de voisins difficiles à déterminer mais non négligeables, surtout en temps d’élection. C’est ainsi que Demain Verdun a pu présenter ses points de vue sur la lutte aux changements climatiques au conseil d’arrondissement, organiser un débat avec des élus dans les salles de la mairie, tenir des kiosques d’information sur la rue Wellington ou encore co-organiser le débat des candidats pour les élections fédérales. Succès d’identité collective.

Après ça, il y a les projets, certains ayant avancé plus que d’autres, certains étant morts d’une morte naturelle. C’est tout à fait normal. Les meilleures idées reviendront ou seront reprises par d’autres porteurs.

Il n’y a pas de succès absolu. Sauver le monde? Oui, bien sûr. Mais on s’est dit maintes fois que nous le ferions un voisin, une rue et un quartier à la fois. Pour cela, il nous faut des succès en cours de route, des jalons.

S’il est vrai qu’on peut gagner des petits victoires ici et là et en même temps perdre la guerre pour sauver le climat et la biodiversité, il est aussi vrai que notre action locale est une partie essentielle des efforts globaux.

Alors, patience. On se fixera des objectifs réalistes, on cherchera la meilleure résonance entre nos ambitions et nos ressources, et on apprendra à reconnaître nos limites et nos succès.

Car des succès il y en a déjà eu, et il y en aura d’autres.

Peut-être que le plus grand, ce sera de perdurer.

Diego Creimer

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